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L'agence des villes vivantes
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À Pornic, deux marchés cohabitent dans un même centre-ville — celui des propriétaires occupants et celui des résidences secondaires — et redessinent les priorités de l'action publique sur l'habitat.
Pornic Agglo Pays de Retz a confié une étude pré-opérationnelle d'opérations pour l'amélioration de l'habitat et la rénovation urbaine portant sur la ville de Pornic. Ce travail vise à objectiver les dynamiques démographiques, foncières et immobilières du territoire afin d'identifier les leviers d'intervention les plus pertinents pour le centre-ville et ses abords.
Le diagnostic démographique révèle un vieillissement prononcé de la population pornicaise, avec une intensité particulière dans le cœur de ville. Cette structure d'âge interroge directement les besoins en logements adaptés et en services de proximité pour les années à venir.

Le prix médian de l'immobilier à Pornic s'établit à 3 300 €/m², mais recouvre des écarts allant du simple au double entre le littoral et l'arrière-pays. Le centre-ville se distingue par la coexistence de deux marchés bien identifiés, celui des propriétaires occupants et celui des résidences secondaires, ce qui complexifie la lecture des dynamiques foncières locales. Du côté locatif, les loyers rapportés à la surface diminuent nettement à mesure que les logements sont plus grands, tout en restant globalement supérieurs aux plafonds du conventionnement social et très social.


Environ 340 logements sont produits chaque année à Pornic, répartis entre six filières distinctes : diffus, création dans l'ancien, lotissements, maisons groupées, petite et grande promotion. Les lotissements et la promotion de plus de 20 logements concentrent chacun 35-36% de la production annuelle, mais la filière lotissement ne dispose plus d'un gisement foncier durable, contrairement à la filière diffuse qui présente un potentiel important à proximité du centre-ville, mobilisable selon une approche proche de celle d'une OPAH. Par ailleurs, les filières de terrain à bâtir offrent un coût final plus abordable et une offre attractive pour les propriétaires occupants, comparativement aux filières de promotion.



Le centre-ville et ses abords rassemblent une douzaine de typologies bâties distinctes, de la « ville et vitrine » à la « villa balnéaire » en passant par la « maison de bourg » ou le « pavillon ». Ces typologies se différencient fortement par leurs statuts d'occupation (propriétaires bailleurs, propriétaires occupants, résidences secondaires), leurs prix au m² et leurs volumes de logements. Elles présentent également des profils très hétérogènes en matière de vacance, de copropriété, de part de propriétaires occupants de plus de 70 ans et d'ancienneté du bâti, ce qui appelle des réponses différenciées selon les secteurs.


À l'échelle de la commune, 78% des logements sont en monopropriété contre 22% en copropriété, cette dernière se concentrant dans certains secteurs proches du centre et du littoral. Cette structure de propriété conditionne les modalités d'intervention envisageables, les copropriétés nécessitant des approches spécifiques d'accompagnement.

Le parc de logements se répartit entre les classes énergétiques A à G, avec 24% des logements connaissant une surconsommation énergétique à l'échelle communale, une proportion qui grimpe à 42% dans le centre-ville. De même, la part des passoires thermiques passe de 7% sur l'ensemble de la commune à 15% au centre-ville, ce qui souligne une concentration des enjeux de rénovation énergétique sur ce secteur restreint.

Dans le périmètre de l'OPAH-RU préfigurée, 35 immeubles et 50 logements (5%) présentent un état médiocre, dégradé ou très dégradé, ce qui reste limité et permet de concentrer l'action sur des emprises stratégiques bien identifiées. Parallèlement, 120 logements sont vacants (12%), mais seuls 15 logements cumulent vacance et dégradation : dégradation et vacance ne sont donc pas corrélées, et les logements à rénover sont massivement occupés, ce qui oriente l'action vers l'accompagnement des occupants plutôt que vers la seule remobilisation de logements vides.

