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L'agence des villes vivantes
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Identifier les meilleurs leviers d’action pour la rénovation des logements privés
Un cadre national normé
En réponse aux enjeux nationaux de rénovation énergétique, de lutte contre l’habitat dégradé et d’adaptation des logements au vieillissement ou au handicap, l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) déploie des aides financières publiques à destination des porteurs de projets de rénovation ou d’adaptation de logements privés construits il y a plus de 15 ans. Ces aides concernent également les parties communes de copropriétés.
Pour assurer une égalité d’accès à ces aides, et plus globalement à une information non commerciale sur les dispositifs financiers et fiscaux d’appui à l’amélioration de l’habitat, l’État a créé un service public de la rénovation de l'habitat piloté au niveau national par l'Anah, et déployé sous la marque « France Rénov’ ».
L’information et une partie de l’accompagnement des porteurs de projets privés sont assurés localement par des « Espaces Conseil France Rénov’ » couvrant l’ensemble du territoire national. Ces ECFR (des conseillères et des conseillers qui accueillent le public au téléphone, en ligne ou physiquement) sont portés selon les territoires par un EPCI, par le Département, par des acteurs associatifs, par des opérateurs privés ou dans le cadre de montages intégrant plusieurs entités.
Ce sont les Programmes d’Intérêt Général Pactes Territoriaux France Rénov’ (PIG PT FR’), contractualisés pour 3 à 5 ans entre l’Anah, les collectivités et leurs partenaires dans un périmètre donné, qui déterminent les conditions financières et l’organisation du service aux porteurs de projets. Depuis 2025, les Pactes Territoriaux ont remplacé les Opérations Programmées d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) « généralistes ». Les Opérations Programmées spécialisées (Copropriétés, Renouvellement Urbain), déployées dans des périmètres de cœur de villes et de bourgs, restent quant à elles en vigueur.

Trois enjeux structurent la réflexion des collectivités dans la mise en place des Pactes Territoriaux.
Un enjeu de compréhension et de visibilité
Si les enjeux d’habitat sont concrets et familiers (accès au logement, mal-logement, rénovation, adaptation), la compréhension des dispositifs d’aide et du jeu d’acteurs des politiques publiques de la rénovation reste, de l’aveu unanime des élus, particulièrement complexe. Tant que cette lisibilité n’est pas acquise, il est difficile pour une collectivité de se positionner et de définir concrètement son rôle au service de ses administrés.
Un enjeu de dimensionnement du service
Une convention de pacte territorial comporte deux volets obligatoires :
Même si le contenu des volets (la nature du service à mettre en place) est le même partout en France, ce sont bien les collectivités signataires du Pacte qui vont déterminer le nombre de personnes renseignées, les endroits où elles pourront être informées, conseillées et orientées, et les moyens humains dédiés à ces actions.
Un enjeu de déploiement de politiques sur mesure
Une convention de pacte territorial peut également intégrer un volet 3 (« accompagnement »). Ce volet permet aux collectivités qui le souhaitent de cofinancer avec l’Anah un accompagnement pas à pas des porteurs de projets pour la constitution et le dépôt de leurs dossiers de demande d’aide, puis le suivi du bon déroulement des projets jusqu’à la visite de fin de travaux.
Là où il est mis en place, cet accompagnement humain est essentiel pour éviter des abandons de projets et faciliter les choses, notamment pour les ménages les plus vulnérables, en raison de l’âge ou des faibles ressources. Sans volet d’accompagnement, les ménages doivent contracter avec des prestataires payant agréés par l’Anah, mais qui ne rendent pas de comptes aux collectivités et aux partenaires locaux.
La mise en œuvre d’un volet 3 permet aux collectivités volontaires de structurer une ingénierie d’accompagnement des porteurs de projets, assortie d’objectifs fixés par type de projet (dans le cadre des volets 1 et 2, les objectifs restent non contraignants et se limitent à un nombre de ménages accueillis ou conseillés). Les collectivités définissent la nature de l’accompagnement, recrutent les équipes qui leur rendent des comptes, et suivent les réalisations. Dans certains cas, des règlements d’intervention locaux leur permettent d’abonder les aides de l’Anah ou d’apporter des financements complémentaires dans des champs que l’Anah ne couvre pas.
Si les attendus d’un pacte territorial sont identiques sur l’ensemble du territoire national, les études pré-opérationnelles requièrent une écoute attentive et des stratégies sur mesure : les besoins varient d’un territoire à l’autre, et l’organisation ainsi que le réseau d’acteurs initiaux sont rarement comparables.
L’équipe de Villes Vivantes est ainsi intervenue dans des contextes très variés, avec des missions différentes :

Quelle que soit la configuration, une composante essentielle de la mission implique d’établir une compréhension partagée :
Ce préalable met en jeu :






Les trois volets d’un pacte territorial engendrent des dépenses de nature différente pour la collectivité :
Envisager plusieurs options ou plusieurs combinaisons, pour préparer les arbitrages des élus et le positionnement de leur partenaire l’Anah, implique une grande agilité dans la traduction budgétaire mais aussi organisationnelle des options.
Les tâches de pilotage technique et administratif des différents volets, l’animation du réseau d’acteurs, sont également des charges à anticiper.
Pour faire face à ces enjeux, les équipes de Villes Vivantes s’appuient sur :

Mais au-delà de ce travail budgétaire, l’appréciation du potentiel de projets et de la nature des besoins, qui sont le fait générateur des budgets envisagés implique :


Les pactes territoriaux, contractualisés avec l’Anah, informent tous les publics pour tous les sujets liés à la rénovation et à l’adaptation des logements privés. Pour autant, les financements de l’Anah ne couvrent pas l’ensemble des champs et des besoins en matière de rénovation et de transformation des logements privés.
Dans certains territoires, la nature des besoins restitués par les études pré opérationnelles et ou les priorités stratégiques des collectivités impliquent une capacité à traiter d’autres sujets, faute de quoi la mise en place d’un pacte territorial est génératrice de frustrations et d’inadéquations.
Sont quelques-unes des thématiques qui échappent très largement au champ d’intervention de l’Anah.
Le travail de préparation d’un pacte territorial implique donc une identification complète des besoins et préoccupations du territoire en matière d’habitat privé, puis la proposition, le cas échéant, d’une palette d’options d’interventions comme par exemple :
Si elles ne sont pas systématiques, l’anticipation de ces interventions parallèles ou complémentaires est indispensable afin que les efforts consentis par la collectivité au service de ses administrés intègrent les particularités et les souhaits des élus.


Concevoir des dispositifs sur mesure adaptés aux besoins, aux priorités et aux capacités locales, n’exclut pas une prise de connaissance de la palette des solutions mises en place ailleurs et des impacts constatés.
La capacité à présenter les expériences de territoires tiers et leurs enseignements, à partager des documents comme des programmes, des conventions, des cahiers des charges de missions d’accompagnement, est une dimension importante des études pré opérationnelles de pactes territoriaux, qui facilite beaucoup les arbitrages des élus, qui identifient rapidement dans les expériences de leurs voisins des idées à reprendre ou à écarter pour leur propre territoire.