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L'agence des villes vivantes
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À La Tour-du-Pin, 630 ménages ont changé de logement en un an, mais l'essentiel des emplois locaux échappe aux actifs qui habitent la commune.
Cette étude pré-opérationnelle d'Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat - Renouvellement Urbain (OPAH-RU) s'inscrit dans le dispositif « Petites Villes de Demain ». Elle porte sur La Tour-du-Pin et son intercommunalité, la Communauté de Communes Les Vals du Dauphiné, et croise données démographiques, économiques et bâtimentaires pour établir un diagnostic de l'habitat et du centre ancien.
Sur la période récente, 630 ménages ont emménagé à La Tour-du-Pin. Parmi eux, 53 % viennent de l'extérieur de la commune tandis que 47 % correspondent à des ménages déjà résidents qui changent de logement au sein de la ville, ce que la diapositive qualifie de « déménagements de confort ». Ce mouvement interne, associé aux 325 départs vers l'extérieur, témoigne d'un marché local actif où les parcours résidentiels se jouent autant à l'intérieur qu'aux franges de la commune.

Sur 2 820 actifs en emploi habitant la commune, seuls 770 y travaillent également ; 73 % des actifs résidents occupent un emploi en dehors du territoire, quand 3 030 actifs extérieurs viennent y travailler. Cette situation révèle une déconnexion entre bassin d'emploi et bassin résidentiel, renforcée par les flux de navetteurs qui rejoignent principalement l'axe Lyon ou les pôles de Grenoble et Chambéry, dessinant une dépendance aux territoires métropolitains voisins.


Entre 2008 et 2018, la tranche des 60-74 ans a progressé de 36 % et celle des 45-59 ans de 15 %, alors que la population des 15-29 ans a reculé de 15 % sur la même période. Cette évolution structurelle de la pyramide des âges interroge l'adaptation du parc de logements aux besoins d'un public vieillissant, en particulier dans le centre ancien.

Avec 257 logements créés par an sur le territoire des Vals du Dauphiné, la construction neuve reste majoritairement diffuse : 125 logements par an relèvent de projets de 1 à 3 logements, contre seulement 17 logements par an issus de créations dans l'ancien. Les prix au mètre carré sont proches entre filières diffuses et lotissements (2 320 €/m²), mais l'occupation des logements neufs diverge fortement selon les filières : le diffus est occupé à 100 % par des propriétaires occupants, alors que la promotion en appartements se répartit entre 15 % de propriétaires occupants, 56 % de locatif et 30 % de vacance. À l'échelle du parc existant, les Vals du Dauphiné comptent 30 900 logements, dont 64 % occupés par leur propriétaire, 16 % en locatif privé, 11 % en logement social et 9 % vacants.



Sur 189 copropriétés recensées, seules 104 sont immatriculées ; parmi elles, 20 sont identifiées comme fragiles et 38 comme non fragiles, tandis que 46 restent sans information financière disponible. Ce déficit de connaissance et cette fragilité partielle limitent la capacité du parc en copropriété à engager des travaux d'amélioration de l'habitat. Le diagnostic de terrain, mené en croisant les repérages des élus et techniciens, les visites de terrain et l'étude EPORA de 2017, a permis de délimiter les périmètres pressentis de l'OPAH-RU et de l'opération de ravalement de façades, en identifiant des îlots prioritaires, des arrêtés d'insalubrité et des linéaires commerciaux à conserver autour de la place de la Nation. L'appréciation visuelle de l'état du bâti dans le centre ancien, réalisée en avril 2022, met en évidence de nombreux bâtiments dégradés voire très dégradés, associés à des logements vacants, et débouche sur l'identification de 6 adresses stratégiques nécessitant des études de cas approfondies.

