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Villes Vivantes accompagne les communes et EPCI dans toutes les phases de développement d'une opération BAMBA, depuis les études préalables jusqu'à la livraison des dernières constructions.
La BAMBA — pour Beautiful Area Made Built for you Area, ou plus simplement « la plaine » en quechua — est un concept développé par Villes Vivantes qui renouvelle en profondeur la façon de produire du logement en cœur d'agglomération. Il s'agit d'organiser la vente de micro-lots à bâtir, découpés non pas à l'avance selon un plan figé, mais à la demande, en fonction du projet de chaque futur habitant. L'habitant devient ainsi maître d'ouvrage de son propre logement, libre de choisir l'architecte ou le constructeur qui réalisera sa maison — tout en bénéficiant d'un accompagnement architectural, paysager et technique assuré par Villes Vivantes pour le compte de la collectivité aménageur.
Ce modèle s'inscrit dans la tradition de l'autopromotion : chaque ménage, seul ou en groupe, fait bâtir pour lui-même. En se passant de la promotion immobilière et de ses marges, il réalise une économie substantielle — de l'ordre de 500 à 1 000 € par m² construit selon les études produites par Villes Vivantes — et accède à un logement sur mesure, à son image. Ce qui distingue la BAMBA d'une simple vente de terrains en diffus, c'est la coordination d'ensemble : l'opérateur BAMBA permet que des dizaines de micro-projets mitoyens, denses et diversifiés forment collectivement un quartier cohérent, harmonieux et de qualité.
La première application du concept a été lancée à Clermont-Ferrand, dans le quartier de Champratel — La Grande Plaine, sur 4,5 hectares en cœur de métropole, à 25 minutes en tramway de la place de Jaude. La Ville de Clermont-Ferrand, propriétaire des terrains et aménageur de l'opération, a confié à Villes Vivantes la mission d'urbaniste coordonnateur et d'accompagnateur obligatoire de l'ensemble des candidats à l'acquisition d'un terrain. Cette première BAMBA française a été labellisée « Démonstrateur de la Ville Durable » dans le cadre du Programme d'Investissements d'Avenir.
Concrètement, l'opération propose une centaine de maisons de ville sur des terrains à partir de 150 m², libres de constructeur, avec des prix au m² dégressifs : plus la surface est petite, plus le prix au m² est bas — une innovation tarifaire inédite en France. Les terrains comprennent également des équipements qualitatifs (clôtures, plantations, murets) garantissant la cohérence d'ensemble du quartier. Le tout dans un écoquartier riche en biodiversité, conçu pour limiter l'étalement urbain et favoriser les mobilités douces.

Lancer une opération BAMBA ne s'improvise pas. Avant toute phase de commercialisation ou d'accompagnement des porteurs de projet, un travail d'études pré opérationnelles spécifique est nécessaire. Il va bien au-delà de ce que requiert une opération de lotissement classique, et constitue le socle sur lequel repose toute la viabilité du process.
Dans un lotissement classique, le bilan prévisionnel repose sur un programme prédéfini : nombre de lots, surfaces, prix de cession, coûts de viabilisation. Dans une opération BAMBA, les lots ne sont pas découpés à l'avance. Leur surface exacte est déterminée conjointement avec chaque porteur de projet, au fil de l'eau. Le bilan d'aménagement doit donc être conçu comme un outil vivant et itératif, prenant en compte le surcoût lié à la viabilisation sur mesure (raccordements progressifs aux réseaux en fonction de l'avancement des projets), ainsi que les recettes issues d'une tarification progressive par tranches de surface. À Clermont-Ferrand, ce surcoût de viabilisation à la demande a été estimé à 728 000 € HT pour l'ensemble de l'opération.

L'étude pré opérationnelle BAMBA commence par une analyse fine des filières de production du logement et des marchés fonciers locaux. À Clermont-Ferrand, Villes Vivantes a ainsi cartographié l'ensemble des transactions de terrains à bâtir sur la métropole entre 2014 et 2021, distinguant sept filières de production (diffus, lotissement, maisons individuelles groupées, petite, moyenne et grande promotion). Cette analyse a permis d'identifier le différentiel de prix entre la ville-centre — où le logement neuf en promotion atteint 3 100 à 3 770 €/m² — et le marché périurbain à 2 200 €/m², et d'en déduire les conditions de positionnement tarifaire d'un terrain BAMBA pour rester en dessous de 2 500 €/m² de coût de sortie global (terrain + construction). Pour Clermont-Ferrand, la cible retenue est un terrain entre 150 et 250 m² pour un prix compris entre 35 000 et 55 000 € — soit un niveau comparable aux terrains vendus en grande périphérie de la métropole.


Contrairement à une ZAC classique dont la programmation est arrêtée ex ante, l'étude pré opérationnelle BAMBA définit une programmation-cible équilibrée — proportion de résidences principales, d'habitat participatif, d'investissements locatifs — mais conçue pour rester adaptable. À Clermont-Ferrand, l'objectif est de passer d'un quartier 100 % locatif social à un quartier à 80 % d'accession à la propriété, avec une véritable mixité sociale organisée îlot par îlot. La proportion d'habitat participatif, qui bénéficie d'un prix de terrain fixe et attractif, fait l'objet d'un ciblage spécifique dès la phase pré opérationnelle.

L'une des pièces maîtresses de l'étude pré opérationnelle est l'élaboration d'un règlement de lotissement adapté à la diversité des projets attendus. Ce document ne fixe pas un gabarit unique mais propose six modèles d'implantation et de composition (façade sur rue, pignon sur rue, maison sur cour, façade en retrait, maison ouverte, jardin à l'avant), permettant à chaque porteur de projet de trouver une configuration adaptée à ses besoins tout en assurant une cohérence visuelle et spatiale à l'échelle du quartier. L'enjeu est d'encadrer sans rigidifier, de garantir la qualité sans uniformiser.

Pour une opération labellisée « Démonstrateur de la Ville Durable », l'étude pré opérationnelle inclut également une modélisation de l'impact carbone lié aux choix résidentiels des futurs habitants. Villes Vivantes a développé à Clermont-Ferrand un modèle croisant 7 680 carreaux de résidence et 6 300 carreaux d'emplois pour calculer les émissions CO2 liées aux mobilités quotidiennes domicile-travail en fonction de la localisation de chaque ménage. Résultat : habiter en BAMBA en cœur de métropole plutôt qu'en périurbain permet de diviser par deux les émissions de CO2 liées aux mobilités sur 40 ans. Cette modélisation a également alimenté une étude de réplicabilité à l'échelle de la métropole, afin d'identifier les secteurs fonciers compatibles avec le modèle BAMBA, avec ou sans contrainte ZAN.

Villes Vivantes intervient en phase pré opérationnelle comme en phase de réalisation dans un rôle d'opérateur BAMBA — une figure nouvelle dans le paysage de l'aménagement français, à mi-chemin entre l'urbaniste coordonnateur, le chef de projet et le coach de porteurs de projets.
Le cœur de la méthode Villes Vivantes repose sur une capacité à travailler avec les futurs habitants en temps réel, à partir de séances de modélisation en trois dimensions. Dès le premier entretien, l'équipe traduit les besoins exprimés — surface habitable souhaitée, usages, contraintes budgétaires, configuration familiale — en scénarios de projet concrets et visuels. C'est ce travail qui permet de transformer un visiteur curieux en porteur de projet engagé, en lui donnant à voir ce que sa maison pourrait réellement être sur un micro-lot dense. À Clermont-Ferrand, plus de 500 porteurs de projets ont été rencontrés, pour 50 projets concrétisé à la date d’avril 2026, avec une surface moyenne de terrain de 229 m², une surface plancher moyenne de 106 m² et un budget moyen de 232 000 €, soit 2 200 €/m² de coût de sortie.
Le recrutement des habitants implique la conception et la mise en œuvre de modalités de communication avancées et ajustables au fil de l’expérimentation.


En amont de toute opération, Villes Vivantes conduit une analyse approfondie de l'écosystème local de la construction et de l'immobilier. Il s'agit de comprendre qui construit quoi, pour qui et à quel prix sur le territoire concerné, d'identifier les filières courtes (autopromotion en diffus, lotissement) et longues (promotion), et de situer précisément où le concept BAMBA peut apporter une valeur ajoutée en termes d'abordabilité et de désirabilité. Cette lecture des marchés permet de calibrer finement les prix de cession des terrains, la taille des lots cibles et les arguments à destination des élus, des partenaires financeurs et des porteurs de projets.
Une opération BAMBA peut regrouper plusieurs dizaines de chantiers menés simultanément ou en décalé, avec autant de maîtres d'œuvre différents. Villes Vivantes assure la coordination de l'ensemble : vérification de la compatibilité des projets avec le règlement de lotissement, gestion des mitoyennetés, organisation des livraisons de chantier, animation du réseau des professionnels locaux. L'objectif est de faire émerger une qualité d'ensemble qui transcende la somme des projets individuels, avec une conviction : la beauté naît de la contrainte et de la diversité.

Chaque porteur de projet bénéficie d'un accompagnement spécifique sur les questions de performance énergétique et d'architecture bioclimatique : orientation de la parcelle, choix des matériaux, gestion des eaux pluviales, végétalisation du jardin. Villes Vivantes met en place des partenariats avec les organismes d'aide et de conseil (ADEME, maison de l'architecture, associations locales) et mobilise au besoin des experts spécialisés — notamment pour les projets d'autoconstruction ou d'habitat participatif — afin que chaque projet dépasse les exigences réglementaires en vigueur.

La méthode pré opérationnelle développée par Villes Vivantes a été conçue dès l'origine pour être réplicable. Une étude de réplicabilité conduite sur la métropole clermontoise a montré que le modèle BAMBA peut s'appliquer à des contextes fonciers et de marché très différents, en adaptant les tailles de lots et les niveaux de prix à chaque secteur géographique — du cœur de métropole au périurbain en passant par les villes moyennes. Pour les communes et EPCI qui souhaitent explorer cette voie, la phase pré opérationnelle conduite par Villes Vivantes constitue le point d'entrée naturel : un travail de diagnostic et de conception du process qui permet à la collectivité de s'approprier le modèle avant d'engager la phase opérationnelle.