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Entre les aires d'influence de Vannes et de Nantes, le territoire d'Arc Sud Bretagne engage une étude pré-opérationnelle pour mieux cerner les besoins de rénovation de son habitat, du littoral aux communes rétro-littorales.
Arc Sud Bretagne, communauté de communes du Morbihan, a engagé une étude pré-opérationnelle à la mise en œuvre d'une Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat - Renouvellement Urbain (OPAH-RU), avec le soutien de l'Anah, de la Banque des Territoires et du programme Petites Villes de Demain. Cette étude vise à objectiver les dynamiques du parc de logements et les besoins d'intervention sur les treize communes du territoire, depuis Damgan et Muzillac sur le littoral jusqu'à Saint-Dolay à l'est.
Arc Sud Bretagne occupe une position stratégique entre les aires d'influence de Vannes et de Nantes, ce qui se traduit par des prix de l'immobilier élevés, en particulier sur les communes littorales où le prix médian dépasse fréquemment 2 200 €/m². Cette pression foncière, alimentée par la proximité des deux pôles urbains, contraste avec des valeurs plus modérées à mesure que l'on s'éloigne du littoral vers l'intérieur des terres.

Le parc de logements de la communauté de communes est composé à 50% de propriétaires occupants, 25% de résidences secondaires, 15% de locatifs privés, 2% de logements sociaux et 7% de logements vacants. La vacance, avec 1 500 logements concernés, reste faible à l'échelle intercommunale ; elle se concentre pour moitié sur une vacance de courte durée, seuls 300 logements étant vacants depuis plus de 5 ans, soit 2% du parc.


Sur le secteur de Nivillac - La Roche-Bernard, la superposition des données de pauvreté et de la prévalence des locatifs privés fait apparaître deux secteurs où le risque de mal-logement se concentre. À Muzillac, un repérage de terrain a identifié 11 immeubles représentant 12 logements présentant un aspect extérieur dégradé à très dégradé, dont deux situations qualifiées de « bloquées », signe de difficultés d'intervention sur ce bâti.


L'analyse des terrains vendus en diffus depuis 2010 montre que 36% d'entre eux ont une surface inférieure à 500 m², avec un flux spontané en communes rétro-littorales qui produit peu d'optimisation foncière en zone urbaine pour les parcelles comprises entre 200 et 700 m². Cette tendance se recoupe avec l'analyse des unités foncières ramenées au nombre de logements, où 37% des unités foncières dépassent 750 m² par logement, révélant une densité relativement faible sur une part significative du territoire.


Depuis 2017, le territoire produit en moyenne 244 logements par an, répartis entre plusieurs filières : le diffus (+1 à 4 logements) représente 42% de cette production avec un âge médian des propriétaires occupants de 45 ans, tandis que les lotissements de plus de 5 logements en concentrent 39%, avec un âge médian de 51 ans. Les opérations de promotion immobilière, qu'il s'agisse de maisons groupées ou d'appartements, restent minoritaires en volume mais affichent des prix au m² plus élevés, jusqu'à 3 227 €/m² pour la promotion d'appartements.

À Muzillac, la typologie du cadre de vie fait apparaître une grande diversité de formes urbaines, du hameau historique au lotissement jardiné, ce dernier concentrant le plus grand nombre de logements avec 481 unités recensées. Cette mosaïque typologique, qui inclut aussi bien des quartiers de faubourg d'entrée de ville (142 logements) que du diffus arboré (342 logements), illustre l'hétérogénéité des tissus à prendre en compte dans une stratégie d'intervention sur l'habitat.

Le territoire dispose déjà de plusieurs dispositifs d'accompagnement, qui se distinguent par leur degré de territorialisation et le niveau des aides mobilisables. D'un côté, des dispositifs territorialisés comme l'Espace conseil France Rénov' à Muzillac ou Morbihan Solidarités proposent un accompagnement mais des aides financières faibles ou nulles ; de l'autre, des dispositifs plus approfondis comme les PIG départementaux de lutte contre l'habitat indigne ou de maintien à domicile permettent des majorations d'aides Anah allant jusqu'à 90% du montant des travaux, mais sans territorialisation ni communication dédiée, ce qui peut limiter leur mobilisation effective par les ménages concernés.
