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Villes Vivantes accompagne les collectivités et leurs partenaires dans la définition et la mise en œuvre de leur stratégie d'intervention sur le parc de logements privés anciens. Voici les enjeux qui justifient cette action publique, la gamme très étendue des outils incitatifs et coercitifs mobilisables par les collectivités, et l'apport spécifique de Villes Vivantes dans ce champ d'intervention.
Dans le débat public comme dans les priorités affichées des politiques publiques, l'amélioration de l'habitat ancien est aujourd'hui très largement ramenée à deux entrées : la performance énergétique d'un côté, le traitement du mal-logement le plus visible (habitat indigne, insalubrité) de l'autre. Ces deux entrées sont légitimes et documentées, mais elles ne rendent compte que d'une partie des raisons pour lesquelles une collectivité a intérêt à agir sur son parc ancien. Le confort d'usage, l'adaptation au vieillissement, la trajectoire patrimoniale des ménages, la vacance, l'attractivité économique d'un territoire ou encore le maintien d'un artisanat local relèvent tout autant de l'amélioration de l'habitat, sans se laisser réduire à un diagnostic énergétique ou à un arrêté de police. Six enjeux, plus larges que ces deux seules entrées, permettent de replacer l'action sur l'habitat ancien dans toute son étendue.

Le premier enjeu concerne directement les personnes qui vivent aujourd'hui dans le parc ancien, qu'elles en soient propriétaires occupants, usufruitières ou locataires. Il recouvre sept dimensions, souvent imbriquées les unes dans les autres :

Le deuxième enjeu est de maintenir en condition opérationnelle le parc de logements existants, en prévenant sa désoccupation et en résorbant les situations de vacance structurelle, pour qu'il continue de jouer pleinement son rôle d'accueil de population.
Le troisième enjeu est celui des émissions de gaz à effet de serre associées à l'usage des logements — la finalité aujourd'hui la plus documentée et la plus dotée financièrement des politiques d'amélioration de l'habitat.
Le bâti ancien constitue, dans de nombreux territoires, une composante essentielle de l'attractivité et de l'identité locale. Sa préservation et sa mise en valeur sont un enjeu à part entière, au-delà des seules considérations d'usage.
En prévenant la vacance des logements, l'amélioration de l'habitat contribue au maintien de l'activité économique et des services dans un territoire donné, et permet de valoriser de façon optimale les réseaux, équipements et services déjà développés.
Dernier enjeu, le maintien et le développement d'un artisanat local du bâtiment apte à entretenir et à améliorer les logements existants : une filière qui intervient par nature en proximité et à l'unité, et qui n'est pas délocalisable.
Cette gamme d'outils est si étendue qu'elle constitue en elle-même une première difficulté : celle d'identifier, parmi la multitude de dispositifs existants, les leviers les plus adéquats au regard des besoins et des priorités du territoire. Elle mêle des dispositifs nationaux mobilisables par tout porteur de projet, des utilisations locales de ces dispositifs nationaux, et des dispositifs purement locaux conçus et financés par les collectivités elles-mêmes — au point qu'une collectivité qui souhaite s'engager a rarement les moyens, seule, d'en dresser un panorama complet et à jour. L'inventaire ci-dessous, volontairement détaillé, donne la mesure de cette profusion.
À l'échelle d'un EPCI, d'une commune ou d'un cœur de ville, plusieurs cadres permettent de coordonner et de contractualiser dans la durée les leviers présentés ci-après : le Programme d'Intérêt Général Pacte Territorial France Rénov' (PIG PT FR', avec ses volets dynamique territoriale, information-conseil-orientation et accompagnement) ; l'Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat de Renouvellement Urbain (OPAH-RU), structurée en dix volets — urbain, foncier, immobilier, lutte contre l'habitat indigne et très dégradé, copropriétés en difficulté, rénovation énergétique, autonomie, social, patrimonial et environnemental, économique ; les dispositifs dédiés aux copropriétés fragiles ou dégradées — OPAH Copropriétés Dégradées, Plan de Sauvegarde, Programme opérationnel de prévention et d'accompagnement des copropriétés (POPAC), aide au redressement de la gestion urbaine de proximité, Veille et Observation des Copropriétés (VOC) ; et l'Opération de Revitalisation du Territoire (ORT).
Pour les propriétaires occupants : MaPrimeRénov' par geste, MaPrimeRénov' Parcours accompagné, MaPrimeAdapt' (adaptation à l'âge et au handicap) et MaPrimeLogement Décent (sortie de dégradation). Pour les propriétaires bailleurs : les mêmes déclinaisons de MaPrimeRénov', ainsi que Loc'Avantages Rénovation énergétique, Loc'Avantages Adaptation, Loc'Avantages Travaux Lourds - MaPrimeLogement Décent, et la prime de sortie de vacance du plan France Ruralités. Pour les copropriétés : MaPrimeRénov' Copropriétés et MaPrimeLogement Décent en copropriété, versées au syndicat des copropriétaires et réparties selon la règle des tantièmes.
Réduction d'impôt Denormandie pour l'investissement locatif avec travaux dans l'ancien, réduction d'impôt Malraux pour la restauration complète d'immeubles patrimoniaux, exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour travaux d'économie d'énergie, exonération de taxe d'aménagement pour les transformations d'usage vers l'habitation, et TVA à taux réduit (10 % ou 5,5 % selon la nature des travaux).
Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) proposés par les fournisseurs d'énergie, éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) et éco-PTZ copropriété, prêt avance mutation ou rénovation à taux zéro (PAR+), caisses d'avance de subventions déployées par certains territoires (à l'image de la CARTTE en Nouvelle-Aquitaine), Vente d'Immeuble à Rénover (VIR), Dispositif d'Intervention Immobilière et Foncière (DIIF), aides ponctuelles de certaines Caisses d'Allocations Familiales, et label de la Fondation du Patrimoine pour le bâti à caractère patrimonial.
Au-delà des dispositifs nationaux et de leur déclinaison territoriale, chaque collectivité peut créer ses propres règlements d'intervention : abondements aux aides de l'Anah, aides au ravalement de façade, aides à la transformation d'usage des rez-de-chaussée commerciaux, aides à la mise en conformité des installations d'assainissement, aides à la création d'espaces extérieurs privatifs (balcons, terrasses), aides à l'utilisation de matériaux biosourcés, extension de certaines aides aux propriétaires occupants aux revenus intermédiaires ou supérieurs, ou encore aides à l'accession à la propriété dans l'ancien.
À ces dispositifs s'ajoutent les expérimentations de densification douce et de mobilisation du bâti existant, BIMBY et BUNTI, qui apportent aux ménages un service de co-conception et d'accompagnement sur mesure, compatible et cumulable avec l'ensemble des outils précédents.
Enfin, des outils de repérage et de contrôle permettent d'engager un dialogue avec les propriétaires avant, le cas échéant, d'entrer dans une logique plus coercitive : taxe sur les logements vacants (TLV), taxe d'habitation sur les logements vacants (THLV), déclaration ou autorisation préalable à la mise en location, et plateforme numérique Zéro Logement Vacant.
Cette énumération, déjà longue, n'épuise pas la totalité des dispositifs mobilisables selon les territoires. Elle donne surtout la mesure de la difficulté, pour une collectivité, à identifier seule les combinaisons les plus pertinentes pour son territoire — et de l'intérêt d'un accompagnement dédié à cet exercice.

Face à un immeuble dégradé identifié comme stratégique mais sans perspective d'évolution spontanée, les collectivités disposent également d'une gamme étendue d'outils coercitifs, qui vont du simple rappel à la conformité jusqu'à l'expropriation. Chacun répond à un objectif et à une situation particuliers, et leur mobilisation engage plus ou moins fortement la collectivité — jusqu'à l'obligation, en cas de défaillance du propriétaire, de se substituer à lui pour réaliser les travaux ou pour acquérir l'immeuble. Par ordre croissant de contrainte :

Une attention portée à l’ensemble des enjeux d’amélioration, à commencer par les besoins des habitants eux - mêmes
Un diagnostic partagé pour identifier les leviers les plus adaptés : Villes Vivantes construit avec les collectivités et leurs partenaires des points de repère et des éléments de diagnostic partagé, permettant d'identifier les leviers d'intervention les plus adaptés aux besoins du territoire et aux priorités de sa gouvernance.
Des options opérationnelles chiffrées : ces diagnostics débouchent sur des scénarios d'intervention calibrés et chiffrés, qui permettent aux élus d'arbitrer en connaissance de cause entre les différentes options possibles.
Une capacité à décliner des approches sur mesure : Villes Vivantes sait construire aussi bien des dispositifs incitatifs et/ou coercitifs conventionnels que des opérations sur mesure, répondant à l'ensemble des enjeux d'amélioration et de transformation de l'habitat évoqués plus haut, et notamment des expérimentations BUNTI.
Une connaissance fine des aspirations des ménages porteurs de projet : cette expertise s'appuie sur l'accompagnement direct de plusieurs milliers de porteurs de projets, qui nourrit une connaissance fine et actualisée de leurs besoins, de leurs freins et de leurs motivations.
